Angles prononcés = CAP plus rapide

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Pas convaincu(e) qu’un vélo de triathlon est fait pour vous? Il se pourrait bien qu’il soit temps de reconsidérer la question et de sortir la carte de crédit. Les chercheurs de l’université du Lancashire se sont  penchés sur l’effet de la geométrie des vélos sur la course à pied suivant T2 lors d’un triathlon S. Ils ont observé que ceux qui utilisaient un vélo de TRI ont tous enregistré des temps combinés vélo-CAP plus rapides que ceux qui pédalaient sur un « route » classique.

L’étude a porté sur 10 triathlètes masculins entraînés qui ont effectué 2 contre la montre sur des vélos d’appartement (version labo de pshysio sportive). Un de ces vélos avait un angle de tige de selle de 73°, l’autre de 81° (là c’est plutôt extrême). Dans les 2 cas de figure les athlètes ont enchaîné avec un 5km sur tapis de course. Tout en prenant les temps respectifs à vélo et en CAP, les chercheurs ont enregistré des données relatives à la performance (fréquence cardiaque, consommation d’oxygène, puissance développée et RPE- « sensation perçue de fatigue en français », voir les pages programmes pour les membres).

S’ils n’ont pas trouvé de différences notables sur les temps en vélo entre les 2 configurations (quelques soient les variables analysées), les temps en CAP se sont montrés bien différents. Les 5km suivant les sessions sur le vélo au tube calé à 81° se sont avérés plus rapides dans 100% des cas. Jugez vous-même: temps moyen sur le 5km avec le vélo à 73°: 27 min. 59 sec. Temps moyen avec le vélo en configuration triathlon (81°): 27 min 10 sec, soit un gain moyen de 52 secondes! Quand on voit sur une course le peu d’écart qu’il peut y avoir entre 2 triathlètes, il n’y a pas photo!

Certes on pourra arguer que les triathlètes testés étaient des habitués des vélos de TRI, néanmoins les chercheurs ont relevé des changements dans la biomécaniques des coureurs, tels qu’une augmentation de la flexion plantaire et une nette réduction de l’amplitude des mouvements de genoux sur le vélo; le tout ayant pour résultat un allongement de la foulée en CAP. Ainsi la moindre mobilisation des ischio-jambiers sur un CLM, la moindre utilisation des mollets réduisent la fatigue musculaire tout en conservant davantage d’énergie pour la CAP.

Il a également été observé qu’à l’issue de T2 les triathlètes atteignaient plus rapidement leur allure de course s’ils avaient utilisé un CLM, situation d’autant plus importante que le format est court. Un nbémol toutefois: les chercheurs ont clairement établi qu’il ne suffit pas de sauter sur un CLM pour ensuite courir plus vite. Il faudra passer par une période d’acclimatation à la géométrie d’un vélo de TRI. La meilleure solution semble donc de passer progressivement de plus en plus de temps sur son CLM ou bien  sur les prolongateurs de votre routier favori.

Alors on sort la Visa ou pas?

 

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